Vous hésitez à mettre 300 € par mois dans Google Ads. La question est légitime : est-ce que ça rapporte, ou est-ce que ça part en fumée ?
Réponse courte : ça dépend de votre métier, de votre chantier moyen et de votre réactivité au téléphone. Voici de quoi trancher.
Ce que coûte vraiment un clic
En France, le clic moyen sur Google Ads se situe entre 0,80 € et 2,50 €. Mais dans le bâtiment — plomberie, chauffage, serrurerie, dépannage — comptez plutôt 3 à 10 € le clic. L'urgence se paie cher : tout le monde enchérit sur « plombier + ville ».
Budget d'entrée réaliste pour un artisan bien ciblé sur sa zone : 300 à 500 € par mois. En dessous, le volume est trop faible pour apprendre quoi que ce soit de vos résultats.
Le calcul qui décide
Prenons 400 € par mois avec un clic à 4 € : environ 100 visiteurs. Les campagnes de services à domicile convertissent autour de 7 % — soit à peu près 7 demandes de devis dans le mois, autour de 55 € la demande.
La vraie question arrive ensuite : combien de ces 7 demandes signez-vous, et combien vaut un chantier ? À 30 % de signature et 1 500 € de chantier moyen, les 400 € sont remboursés plusieurs fois. Sur des interventions à 250 €, beaucoup moins sûr.
Les trois pièges qui brûlent le budget
- Envoyer les clics sur la page d'accueil plutôt que sur une page dédiée au service et à la ville. Le visiteur doit chercher : il repart.
- Laisser Google diffuser trop large : mots-clés vagues, rayon trop grand, aucune exclusion. Vous payez des clics de gens qui cherchent un emploi ou un tutoriel.
- Ne pas décrocher. Les demandes qui passent par le téléphone sont celles qui se transforment le mieux en chantiers. Un appel manqué, c'est un client payé puis perdu.
Ads ou référencement : lequel d'abord ?
Ads achète une visibilité immédiate, qui s'arrête le jour où vous coupez. Le référencement local demande des mois mais ne se loue pas.
Pour la plupart des artisans, le bon ordre est : fiche Google et site local d'abord, Ads ensuite — pour combler un creux d'activité ou tester une nouvelle zone.
Le faire seul, ou se faire accompagner
Google Ads est ouvert à tous, et c'est justement le problème : l'interface pousse par défaut vers des réglages qui dépensent vite et large. Le travail utile n'est pas de créer la campagne, c'est de choisir les bonnes requêtes, exclure les mauvaises et suivre chaque euro jusqu'à l'appel. C'est ce qu'on installe chez TAQ web : campagne ciblée, page d'atterrissage qui convertit et suivi des conversions — avec un budget sous contrôle, et des résultats que vous pouvez vérifier.