Le carnet est creux, alors vous vous inscrivez sur une plateforme. Travaux.com, Habitat Presto, et les autres. Le téléphone se remet à sonner.
Puis vous faites les comptes en fin d'année, et la marge n'est pas là.
Ce que vous payez réellement
Le principe : la plateforme collecte des demandes de particuliers et vous revend les coordonnées. Vous payez le contact, jamais le chantier.
En 2026, comptez 15 à 80 € par lead selon le métier et la zone (jusqu'à 90 € sur certaines demandes), plus souvent un abonnement de 150 à 250 € par mois. Signez un devis sur cinq, et chaque chantier signé vous a coûté plusieurs centaines d'euros avant même le premier coup de perceuse.
Le vrai problème : vous n'êtes pas seul sur la ligne
Le même contact est fréquemment revendu à quatre ou cinq artisans en même temps. Le client reçoit cinq appels et compare cinq prix.
Résultat : vous ne vendez plus votre travail, vous vendez le tarif le plus bas. C'est la mécanique qui écrase les marges du bâtiment depuis des années.
Et le jour où vous arrêtez de payer
C'est le point qu'on voit rarement venir. Un lead acheté, une fois le chantier fini, ne laisse rien derrière lui. Vous louez un robinet : vous le fermez, le flux s'arrête net.
Un client qui vous trouve via votre fiche Google et votre site arrive seul, sans concurrent en copie, et il vous coûtera de moins en moins cher chaque année. C'est la différence entre une charge et un actif.
Faut-il tout couper ?
Non. Une plateforme dépanne quand le planning est vide, ou pour tester un nouveau métier. C'est un dépannage, pas une stratégie.
L'erreur est d'en faire sa seule source de clients pendant cinq ans, sans jamais construire son propre canal.
Le faire seul, ou gagner des mois
Fiche Google, site local, avis, pages métier par ville : tout ça s'apprend. Mais chaque mois passé à tâtonner est un mois de plus à payer des leads partagés — et à vous aligner sur le prix du concurrent. C'est exactement ce qu'on met en place chez TAQ web : un canal qui vous appartient, où les demandes arrivent avec votre nom dessus et personne d'autre en face.